Quelques motifs, toujours les mêmes, qu'au demeurant on retrouve dans d'autres civilisations, semblent avoir constitué comme l'alphabet plastique d'un temps où l'on ne s'est aucunement soucié de re-présenter la nature, l'homme, la vie quotidienne en tant que tels, mais où le plus humble trait, la plus modeste touche de couleur signifiaient une réalité autre, animaient une surface utile en lui communiquant quelque reflet de la beauté de l'univers visible ou invisible, Ces motifs parcourent toute la création romane, indéfiniment renouvelés, parfois semblables à eux-mêmes comme ces chevrons ou « rubans plissés» qui soulignent inlassablement les arcades, parfois aussi développés jusqu'à donner naissance à d'aberrantes végétations, à des êtres monstrueux. Les seules re-présentations qui retiennent l'attention du peintre ou du sculpteur sont celles de
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